Yoji – Tous les 四字熟語 traduits (ou presque)

蛙鳴蝉噪

Lecture japonaise あめい せんそう
Rōmaji Amei Sensō
Sens Un discours tapageur mais vide de contenu ; une discussion bruyante et stérile.

Se dit également d'une prose médiocre, verbeuse ou surchargée de formulations inutiles.

Littéralement : « coassements des grenouilles et vacarme des cigales ».

Variante(s) 蝉噪蛙鳴せんそうあめい sensō amei
Source 儲欣「平淮西碑評」(Chu Xin, « Commentaire sur l'Inscription de la pacification de Huaixi ») :

段文昌以駢四儷六、蛙鳴蝉噪之音、易鈞天之奏、直不知人間有羞恥事。

Duan Wenchang, avec ses phrases parallèles en quatre et six caractères, remplaça les harmonies célestes par le vacarme des grenouilles et des cigales ; vraiment, il ignorait qu'il existât parmi les hommes quelque chose qui s'appelle la honte.

Niveau Kanken 1
Rareté 3 – Érudit
Exemple d'usage 成程彼輩に於いては二十三年までは国会とか憲法とか蛙鳴蝉噪するの自由を有することもあるべし。
徳富蘇峰 – 『明治二十三年後の政治家の資格を論す』, 1884

Certes, jusqu'à la vingt-troisième année de Meiji, ces gens-là jouissent encore de la liberté de piailler à propos du Parlement ou de la Constitution.

Tokutomi Sohō – Des qualités requises des hommes politiques après la vingt-troisième année de Meiji, 1884
Commentaire L'association des deux animaux est antérieure à la locution proprement dite. Su Shi écrivait déjà dans un poème 蛙鳴amei et 蝉噪sensō pour décrire littéralement le coassement des grenouilles et le vacarme des cigales.

La locution est parfois donnée comme provenant directement de 韓愈「平淮西碑」. Le texte de Han Yu est bien au centre de l'histoire littéraire évoquée, mais la formule 蛙鳴蝉噪 elle-même appartient au commentaire ultérieur de 儲欣.

Au Japon, elle est attestée dès le début de Meiji.

Locutions apparentées 蛙鳴雀噪あめいじゃくそう amei jakusō

驢鳴犬吠ろめいけんばい romei kenbai

驢鳴牛吠ろめいぎゅうばい romei gyūbai

驢鳴狗吠ろめいくばい romei kubai

街談巷説がいだんこうせつ gaidan kousetsu

街談巷語がいだんこうご gaidan kougo

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