Yoji – Tous les 四字熟語 traduits (ou presque)

Le niveau Kanken et la rareté indiqués sur ce site ne mesurent pas la même chose.

Le niveau Kanken correspond au classement proposé par les ressources du 漢検kanken : il renseigne sur le degré de difficulté auquel une locution est rattachée dans ce cadre pédagogique et lexicographique. Il ne constitue donc pas une mesure de sa fréquence réelle en japonais.

La rareté, au contraire, cherche à refléter l'usage effectivement attesté de la locution dans les textes japonais. Une expression de niveau 1 peut ainsi être relativement bien documentée, tandis qu'une autre, absente du 漢検kanken, peut n'apparaître que dans une poignée de sources.

Ces deux indications sont donc volontairement séparées : l'une mesure une difficulté de référence, l'autre une rareté d'usage.

1 – Courant Locution présente dans le langage de tous les jours, écrit et/ou oral. Exemple: 一生懸命Isshō Kenmei
2 – Littéraire Locution encore employée spontanément en japonais contemporain, principalement à l’écrit ou dans des registres soutenus, et attestée dans plusieurs types de sources modernes. Exemple: 一利一害Ichiri Ichigai
3 – Érudit Locution dont l’usage japonais est bien attesté, mais principalement dans des textes littéraires anciens, savants, historiques ou spécialisés ; elle n’appartient plus, ou très peu, à l’usage contemporain général. Exemple: 雲集霧散Unshū Musan
4 – Marginal Locution inconnue du grand public et dont la vie s'est déroulée majoritairement dans le canon classique chinois (ou en japonais classique quand il s'agit d'une locution de création japonaise) mais qui a réussi à pénétrer de temps à autre dans le corpus littéraire japonais. Exemple: 盈盈一水Eiei Issui
5 – Chinois classique Aucune attestation d'emploi japonais autonome n'a été retrouvée. La locution est connue au Japon essentiellement par les textes chinois classiques, leur lecture en 漢文kanbun, les dictionnaires ou les ouvrages qui les commentent. Exemple: 一筆勾消Ippitsu Kōshō