座食逸飽
| Lecture japonaise | ざしょく いっぽう |
| Rōmaji | Zashoku Ippō |
| Sens | Vivre dans l’oisiveté, sans travailler et en mangeant à satiété ; profiter d’une existence confortable sans participer à l’effort nécessaire pour la soutenir.
Littéralement, « rester assis à manger et se rassasier sans souci ». 座食 désigne le fait de vivre sans travailler, tandis que 逸飽 évoque l’aisance qui permet de manger à son gré. |
| Variante(s) | 1) 坐食逸飽 Zashoku Ippō
工商の二民は僅に賦を出すか出さずして坐食逸飽、理に於てあるまじきことなりとて、頻に工商を咎れども、よく事実を詳にすれば、工商は決して逸民に非ず。 福沢諭吉『文明論之概略』巻五、1875年
On reproche sans cesse aux artisans et aux marchands de ne presque pas acquitter d’impôts et de vivre dans l’oisiveté et l’abondance, comme si cela était contraire à la raison ; pourtant, à examiner les faits, ils ne sont nullement des gens qui vivent sans travailler. Fukuzawa Yukichi, Esquisse d’une théorie de la civilisation, livre V, 1875
2) 座食佚飽 Zashoku Ippō 3) 坐食佚飽 Zashoku Ippō |
| Source | 福沢諭吉『文明論之概略』巻五(Fukuzawa Yukichi, Esquisse d’une théorie de la civilisation, livre V, 1875)
又古より世の識者と称する人の説に、農民は国の本なれども、工商の二民は僅に賦を出すか出さずして坐食逸飽、理に於てあるまじきことなりとて、頻に工商を咎れども、よく事実を詳にすれば、工商は決して逸民に非ず。 Selon les hommes qui, depuis longtemps, passent pour avisés, les paysans sont le fondement du pays, tandis que les artisans et les marchands ne paient presque aucun impôt et vivent dans l’oisiveté et l’abondance ; ils en font donc constamment le reproche à ces derniers. Pourtant, si l’on examine les faits, artisans et marchands ne sont en rien des oisifs. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 4 – Marginal |
| Exemple d’usage | 又古より世の識者と称する人の説に、農民は国の本なれども、工商の二民は僅に賦を出すか出さずして坐食逸飽、理に於てあるまじきことなりとて、頻に工商を咎れども、よく事実を詳にすれば、工商は決して逸民に非ず。
福沢諭吉『文明論之概略』巻五
Selon les hommes qui, depuis longtemps, passent pour avisés, les paysans sont le fondement du pays, tandis que les artisans et les marchands ne paient presque aucun impôt et vivent dans l’oisiveté et l’abondance ; ils en font donc constamment le reproche à ces derniers. Pourtant, si l’on examine les faits, artisans et marchands ne sont en rien des oisifs. Fukuzawa Yukichi, Esquisse d’une théorie de la civilisation, livre V, 1875 |
| Commentaire | L'expression 座食 est surtout connue par le proverbe 座して食らえば山も空し, « À rester assis à manger, on viendrait à bout d’une montagne ». La montagne représente l’accumulation des richesses, si considérable qu’on la croirait inépuisable. Elle finit pourtant par disparaître lorsque rien ne vient remplacer ce qui est consommé. |
| Locutions apparentées | 袖手傍観 Shūshu Bōkan |