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哲婦傾城

Lecture japonaise てっぷ けいせい
Rōmaji Teppu Keisei
Sens Ancienne maxime selon laquelle une femme intelligente qui intervient dans les affaires politiques risque de provoquer la ruine de l'État.

Littéralement : « la femme avisée fait tomber la cité ».

L'expression reflète une conception profondément misogyne de la répartition des rôles politiques dans la Chine ancienne.

Variante(s) 哲婦傾城てっぷけいじょう teppu keijō

Lecture alternative.

哲婦城を傾くてっぷしろをかたむく teppu shiro o katamuku

Forme proverbiale en 漢文訓読kanbun kundoku.

Source 『詩経』「大雅・瞻卬」(Le Classique des vers, « Grandes Odes – Zhan yang ») :

哲夫成城、哲婦傾城

L'homme avisé édifie la cité ; la femme avisée la renverse.

Niveau Kanken Pré-1
Rareté 5 – Chinois classique
Exemple d'usage 哲夫は城を成し、哲婦は城を傾く
鼻山人 – 『廓宇久為寿』, 1818

L'homme avisé édifie la cité ; la femme avisée la renverse.

Hanasanjin – Magaki no hana kōhen: Sato uguisu, 1818
Commentaire La maxime provient du poème 「瞻卬」 du 『詩経』. La tradition du 毛詩Mōshi l'interprète comme une dénonciation du désordre politique sous le roi You des Zhou ; une interprétation ancienne y voit notamment une critique de la faveur accordée à sa concubine Bao Si.

tetsu désigne ici l'intelligence, la sagesse et la capacité de réflexion. Le parallélisme du vers est volontairement brutal : les mêmes qualités intellectuelles qui, chez un homme, sont supposées « édifier la cité » deviennent chez une femme une force capable de la renverser.

傾城keisei doit donc être compris ici dans son sens premier de « renverser une cité, ruiner un État ». Ce sens est historiquement distinct de l'autre emploi célèbre de 傾城, « beauté à renverser une ville », puis « belle femme » ou « courtisane ».

La maxime a été reçue au Japon sous la forme développée 哲婦城を傾くteppu shiro o katamuku. Elle apparaît notamment en 1818 dans le 洒落本sharebon 『廓宇久為寿』 de 鼻山人.

Locutions apparentées 牝鶏司晨ひんけいししん hinkei shishin

牝鶏晨鳴ひんけいしんめい hinkei shinmei

牝鶏之晨ひんけいのしん hinkei no shin

牝鶏牡鳴ひんけいぼめい hinkei bomei

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