碩学大儒
| Lecture japonaise | せきがく たいじゅ |
| Rōmaji | Sekigaku Taiju |
| Sens | Un savant d’une érudition profonde ; un grand maître ayant poussé très loin l’étude, notamment dans la tradition confucéenne.
碩学 désigne une vaste et profonde érudition, ou par extension un savant éminent ; 大儒 désigne un grand lettré, en particulier un grand maître confucéen. |
| Variante(s) | 1) 碩學大儒 Sekigaku Taiju
其基礎を何れに求めたるや、之を聖賢の説に求めたるや、之を碩學大儒の説に求めたるや、之を爾の智に求めたるや、之を爾の情に求めたるや。 末広一雄「春汀君談片」『太陽』, 1909
Où en a-t-il cherché le fondement ? Dans l’enseignement des sages ? Dans celui des grands savants ? Dans sa propre intelligence ? Dans ses propres sentiments ? Suehiro Kazuo – « Shuntei-kun danpen », Taiyō, 1909
2) 大儒碩学 Taiju Sekigaku 3) 大儒碩學 Taiju Sekigaku 吾人ハ公平ノ眼ヲ以テ大儒碩學カ理學史中ニ現レ其美名ハ其實蹟ニ反セス。 磯野徳三郎「分子の解」『東洋学芸雑誌』, 1882
À considérer les choses avec impartialité, les grands maîtres et savants apparus dans l’histoire des sciences n’ont pas démenti par leurs actes leur belle renommée. Isono Tokusaburō – « Bunshi no kai », Tōyō Gakugei Zasshi, 1882 |
| Source | La lexicographie japonaise ne rattache pas 碩学大儒 à un passage classique déterminé. La locution réunit deux désignations transparentes du grand savant : 碩学, l’homme d’une profonde érudition, et 大儒, le grand lettré ou maître confucéen.
Au Japon, la forme canonique est attestée au moins dès 1875 chez Fukuzawa Yukichi, dans le 『文明論之概略』. Dans sa critique de l’organisation traditionnelle du savoir, Fukuzawa évoque les grands lettrés qui ouvraient exceptionnellement une école privée pour enseigner. 福沢諭吉『文明論之概略』五・九, 1875 遇ま碩学大儒、家塾を開て人を教る者あれば S’il se trouvait par hasard quelque grand savant pour ouvrir une école privée et instruire les gens… L’ordre inverse 大儒碩学 est lui aussi documenté par la lexicographie et se rencontre dans les textes de Meiji. |
| Niveau Kanken | pré-1 |
| Rareté | 3 – Érudit |
| Exemple d’usage | 遇ま碩学大儒、家塾を開て人を教る者あれば
福沢諭吉『文明論之概略』五・九, 1875
S’il se trouvait par hasard quelque grand savant pour ouvrir une école privée et instruire les gens… Fukuzawa Yukichi – Esquisse d’une théorie de la civilisation, V-9, 1875 |
| Commentaire | Dans le Japon d’Edo, la figure du grand lettré confucéen était un symbole fort de l'érudition. Hayashi Razan ouvrit en 1630 une école privée à Edo ; déplacée à Yushima en 1690, elle devint en 1797 une école directement administrée par le shogunat, le 昌平坂学問所. Le ministère japonais de l’Éducation la décrit comme la plus haute institution d’enseignement de l’époque d’Edo et comme un modèle pour de nombreuses écoles de domaines.
Centrée sur les études confucéennes, elle formait non seulement les serviteurs directs du shogunat, mais accueillit aussi progressivement des hommes envoyés par différents domaines. Ses anciens élèves purent à leur tour être recrutés comme lettrés ou enseignants. . |
| Locutions apparentées | 通儒碩学 Tsūju Sekigaku
碩学鴻儒 Sekigaku Kōju 泰山北斗 Taizan Hokuto |