采椽不斲
| Lecture japonaise | さいてん ふたく |
| Rōmaji | Saiten Futaku |
| Sens |
Une demeure simple et sans ornement ; par extension, une vie frugale.
Littéralement : « des chevrons de bois brut non équarris ». 采椽 désigne des chevrons faits de bois laissé à l'état brut ; 斲 signifie couper ou équarrir à la hache. |
| Source |
『韓非子』「五蠹」 (Le « Han Feizi », chapitre « Les cinq vermines ») :
堯之王天下也,茅茨不翦,采椽不斲。 Lorsque Yao régnait sur le monde, le chaume de son toit n'était pas retaillé et ses chevrons de bois brut n'étaient pas équarris. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 5 – Chinois classique |
| Exemple d'usage | La locution compacte de 4 caractères survit au Japon dans la citation de la source classique chinoise.
Quand elle apparaît dans un texte japonais, c'est sous sa forme 訓読 (lecture japonaise d'un texte chinois classique) 采椽斲ず. 『淮南子』(中),巻九–王術訓 (Huainanzi (volume moyen), tome 9 – Wang Shuxun): 是の故に茅茨翦ず、采椽斲ず……… |
Commentaire |
Le passage décrit la simplicité dans laquelle aurait vécu le souverain légendaire Yao.
Le 『韓非子』 poursuit en précisant qu'il mangeait des céréales grossières et une soupe d'herbes, portait une peau de faon en hiver et des vêtements de fibres végétales en été. Son train de vie n'aurait guère été supérieur à celui d'un simple gardien de porte. L'image de 采椽, les chevrons laissés bruts, appartient à cette description d'une architecture dépourvue de tout raffinement. La formule finit ainsi par désigner une habitation modeste et, plus largement, la frugalité matérielle. La forme de quatre caractères reste essentiellement attachée au texte chinois classique dans les sources japonaises que l'on peut consulter. |