立身栄達
| Lecture japonaise | りっしん えいだつ |
| Rōmaji | Risshin Eidatsu |
| Sens | Parvenir à un rang élevé et connaître la prospérité au cours de sa carrière.
Elle rapproche 立身, l’établissement de sa position sociale, et 栄達, l’accès à une haute dignité ou à une carrière prospère. |
| Variante(s) | 立身榮達 Risshin Eidatsu
人物の立身榮達及び希望意の如くならず。 石橋忍月「藪鶯の細評」『国民之友』第25号、1888年
L’ascension sociale du personnage et ses aspirations ne se réalisent pas comme il le voudrait. Ishibashi Ningetsu, « Critique de Yabuuguisu », Kokumin no tomo, no 25, 1888 |
| Source | L’expression se rencontre dans les écrits japonais de l’ère Meiji, sous la forme ancienne 立身榮達, notamment dans une critique littéraire d’Ishibashi Ningetsu publiée en 1888. Les mots 立身 et 栄達 existaient indépendamment ; aucun récit fondateur unique n’est identifié pour leur réunion. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 4 – Marginal |
| Exemple d’usage | 正式御対面なぞ願わず、立身栄達の野心も捨て、愛情一筋に生きてはどうか。
川口松太郎『新吾十番勝負』
Pourquoi ne pas renoncer à solliciter une audience officielle, abandonner toute ambition de parvenir aux honneurs et vivre uniquement pour l’amour ? Kawaguchi Matsutarō, Shingo jūban shōbu |
| Commentaire | L’ascension vers les carrières de l’État passa progressivement, au Japon moderne, par des examens très sélectifs. La Bibliothèque nationale de la Diète a consacré une exposition à la fièvre des concours sous Meiji, en présentant manuels de préparation et récits d’étudiants. Elle rappelle qu’après la réforme scolaire de 1872, les membres de l’ancienne classe des samouraïs furent particulièrement nombreux à chercher dans les études un nouveau moyen de promotion. L’ouvrage Self-Help de Samuel Smiles, traduit par Nakamura Masanao sous le titre 西国立志編 en 1870, devint l’un des grands succès de librairie de ce milieu. |
| Locutions apparentées | 権貴栄達 Kenki Eidatsu
白日昇天 Hakujitsu Shōten 立身出世 Risshin Shusse |