落月屋梁
| Lecture japonaise | らくげつ おくりょう |
| Rōmaji | Rakugetsu Okuryō |
| Sens |
La profonde nostalgie que l'on éprouve pour un ami absent.
Littéralement : « la lune déclinante sur les poutres de la maison ». L'image évoque un ami disparu de notre vue dont le visage semble encore apparaître dans la lumière de la lune. |
| Variante(s) |
屋梁落月 okuryō rakugetsu
Forme inversant les deux éléments de la locution, sans changement de sens. |
| Source |
唐・杜甫「夢李白」其一 (Sous les Tang, Du Fu, « Rêvant de Li Bai », I) :
落月滿屋梁,猶疑照顏色。 La lune déclinante emplit de sa lumière les poutres de la maison ; je crois encore qu'elle éclaire ton visage. |
| Niveau Kanken | Pré-1 |
| Rareté | 5 – Chinois classique |
| Exemple d'usage |
須磨の巻に落月屋梁の句を暗用するなどは、かの人にしてはもののかずならず。
清田儋叟 – 『孔雀楼筆記』巻二, 1768
Que, dans le chapitre « Suma », elle fasse discrètement allusion au vers de « la lune déclinante sur les poutres » n'est, venant d'une personne comme elle, rien qui mérite même d'être relevé. Seita Tansō – 『Kujakurō Hikki』, volume II, 1768
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| Commentaire |
La locution vient d'un poème que Du Fu consacre à son ami Li Bai.
Sans nouvelles de celui-ci, le poète le voit apparaître en rêve. Au réveil, la lune descendante éclaire les poutres de sa maison et Du Fu croit encore distinguer dans cette lumière le visage de son ami. La formule 落月屋梁 condense donc le vers 落月滿屋梁 : la « lune déclinante » et les « poutres de la maison » deviennent ensemble l'image de la présence presque tangible d'un ami absent. Le rapprochement entre la lune, le rêve et le souvenir de l'ami a ensuite acquis une existence proverbiale indépendante du poème. |
| Locutions apparentées | 空梁月落 kūryō getsuraku |