来事可追
| Lecture japonaise | らいじ は おうべし |
| Rōmaji | Raiji wa Ōbeshi |
| Sens |
Ce qui est à venir peut encore être corrigé, redressé ou amélioré ; contrairement au passé, l’avenir laisse encore une marge d’action.
La lecture japonaise est une lecture développée de type kanbun : 来事は追うべし, « ce qui est à venir peut encore être poursuivi ou rattrapé ». |
| Variante(s) |
來事可追 raiji wa ōbeshi
Graphie traditionnelle du premier caractère. C’est la graphie directement attestée dans le passage-source reproduit ci-dessous. |
| Source |
La forme exacte est attestée dans 『説苑』巻十六「談叢」 (Jardin des anecdotes, vol. 16, « Recueil de propos »), compilation de 劉向 :
來事可追也,往事不可及。 Ce qui est à venir peut encore être redressé ; ce qui est passé ne peut plus être rattrapé. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 5 – Chinois classique |
| Exemple d’usage |
Emploi comme intertitre dans un ouvrage japonais contemporain :
心に残る言葉 山に登る/来事可追/ゆでガエル 北川昌宏 – 『小さな町の教育長』, 風媒社, 2024
Des paroles restées gravées en moi : gravir la montagne / ce qui est à venir peut encore être redressé / la grenouille bouillie. Kitagawa Masahiro – Chiisana machi no kyōikuchō, Fūbaisha, 2024
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| Commentaire | 来事可追 appartient à une famille de maximes qui opposent l’irréversibilité du passé à la possibilité d’agir encore sur l’avenir. La formule apparentée 来者可追, rattachée aux Entretiens de Confucius, emploie un terme plus large pour « ce qui vient » ; Tao Qian reprend à son tour cette construction dans son célèbre Retour à la vie des champs. 来事可追 se distingue en parlant explicitement des « affaires à venir », en opposition aux « affaires passées » de la phrase suivante. |
| Locutions apparentées | 来者可追 raisha wa ōbeshi |