如是我聞
| Lecture japonaise | にょぜ がもん |
| Rōmaji | Nyoze Gamon |
| Sens |
« Ainsi ai-je entendu » : formule placée au début de nombreux sutras bouddhiques pour introduire l’enseignement transmis.
如是 signifie « ainsi, de cette manière » et 我聞 « j’ai entendu ». |
| Source |
Il s'agit d’une formule d’ouverture commune à de nombreux sutras chinois. Elle traduit traditionnellement le sanskrit evaṃ mayā śrutam, « ainsi ai-je entendu ».
Dans la traduction de 鳩摩羅什 (Kumārajīva) du 『金剛般若波羅蜜經』 (Sūtra du Diamant de la perfection de sagesse) : 如是我聞:一時,佛在舍衛國祇樹給孤獨園。 Ainsi ai-je entendu : un jour, le Bouddha se trouvait à Śrāvastī, dans le bois de Jeta, au parc d’Anāthapiṇḍika. |
| Niveau Kanken | 準2級 |
| Rareté | 3 – Érudit |
| Exemple d’usage |
1)
然れば、阿難、礼盤に昇て如是我聞と云ふ 『今昔物語集』巻四, 1120頃
Ainsi donc, Ānanda monta sur l’estrade de lecture et prononça : « Ainsi ai-je entendu ». Konjaku Monogatari-shū, vol. 4, vers 1120
2) 神が出ても仏が出てもいっこう差支ないが、たかが如是我聞の一二句で、あれ程の人騒がせをやるのみならず、不動様まで騒がせるのは、開明の今日はなはだ穏かならぬ事と思う。 夏目漱石 – 『明治座の所感を虚子君に問れて』, 1895–1896
Voir surgir dieux ou bouddhas ne me gêne nullement ; mais faire tant de tapage pour une ou deux pauvres formules du devaṃ mayā śrutam, et qui plus est, non content de mettre les gens en émoi, aller jusqu’à importuner le seigneur Fudō, voilà qui me semble aujourd'hui fort peu digne de notre époque dite éclairée. Natsume Sōseki – “Impressions sur le Meijiza, à la demande de Kyoshi”/div>
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| Commentaire | Le « je » de la formule est traditionnellement identifié à 阿難 (Ānanda), disciple du Bouddha associé à la récitation des enseignements lors du premier concile. En japonais, 如是我聞 a dépassé le seul commentaire doctrinal : la formule apparaît dans les récits bouddhiques anciens et dans la littérature moderne. |