無為無策
| Lecture japonaise | むい むさく |
| Rōmaji | Mui Musaku |
| Sens | Rester les bras croisés face à un problème, être inutile, inefficace.
Littéralement, « sans action ni plan ». 無為 désigne ici l'inaction, et 無策 l'absence de moyens ou de mesures efficaces. |
| Variante(s) | 1) 無爲無策 Mui Musaku
解散前の無爲無策は恐らく之を咎むるも最早詮ない。 浅田江村「最近の印象」『太陽』1917年2月号
Il est sans doute désormais vain de reprocher l'inaction d'avant la dissolution. Asada, « Impressions récentes », Taiyō, février 1917
2) 無策無為 Musaku Mui 六月には大危機が来るという話だが、その二ヶ月も前にこうして危機は到来して居り、政府は無策無為。 海野十三 『海野十三敗戦日記』
On racontait qu'une crise surviendrait en juin, mais elle est survenue deux mois plus tôt et le gouvernement reste les bras croisés. 六月には大危機が来るという話だが、その二ヶ月も前にこうして危機は到来して居り、政府は無策無為。 Unno Jūza 『Journal de la défaite』
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| Source | Aucune origine dans un texte chinois classique n'est établie. Parmi les attestations japonaises actuellement identifiées, la plus ancienne remonte à janvier 1901, sous la graphie traditionnelle 無爲無策.
久保田譲「學政振張と財政」『太陽』1901年1月号、8頁 (Kubota, « Politique d'expansion de l'enseignement et finances », Taiyō, janvier 1901, p. 8) 豈に無爲無策悠々財政の餘裕あるの時を待つべけんや。 Comment pourrions-nous rester les bras croisés, en attendant tranquillement que les finances disposent de quelque marge de manœuvre ? |
| Niveau Kanken | 4 |
| Rareté | 2 – Littéraire |
| Exemple d’usage | 1)
悦子の底知れないロマネスクな固定観念に対抗するに、三郎の硝子のような単純な魂以上に、無為無策な敵手は考えられない。
三島由紀夫『愛の渇き』1950年
Contre les insondables convictions romanesques d'Etusko, on ne pouvait imaginer adversaire moins efficace que Saburō, avec son âme aussi simple et fragile que du verre. Mishima Yukio, Une soif d'amour, 1950
2) 「なに。長陣で囲んでいるしかないと、いやいや、光秀には疾くより考えておることもある。無為無策の長陣をきめこんで、友軍のめざましい戦功をよそに眺めてなどおられようか。」 吉川英治『新書太閤記』第六分冊(初出『読売新聞』1939–1945年)
« Comment ? Je n'aurais donc d'autre choix que de prolonger ce siège ? Allons donc ! Mitsuhide a depuis longtemps une idée en tête. Croyez-vous que je puisse me résoudre à laisser durer un siège les bras croisés, pendant que nos alliés rivalisent d'exploits plus éclatants les uns que les autres ? » Yoshikawa Eiji, Nouvelle histoire de Taikō, sixième volume (publication initiale dans le Yomiuri Shinbun, 1939–1945) |
| Commentaire | 無為 et 無策 sont bien attestés en chinois classique, mais leur réunion dans une seule locution semble avoir été l'oeuvre d'auteurs japonais. |
| Locutions apparentées | 無為無能 Mui Munō
無為無知 Mui Muchi 無学無能 Mugaku Munō 拱手傍観 Kyōshu Bōkan |