香囲粉陣
| Lecture japonaise | こうい・ふんじん |
| Rōmaji | Kōi Funjin |
| Sens | Être entouré de belles femmes
Littéralement : encerclé par le parfum et la poudre de riz |
| Source | 宋・厳日益『題汪水雲詩巻』(Sous les Song — Yan Riyi, «Poème inscrit sur le rouleau de poèmes de Wang Shuiyun»):
風飄仙楽去不回、香囲粉陣成飛埃。 Le vent emporte la musique céleste, qui ne reviendra plus ; les parfums qui l’entouraient et les rangs de femmes poudrées se sont changés en poussière dans le vent. |
| Niveau Kanken | 4 |
| Rareté | 4 - Marginal |
| Variante(s) | 香圍粉陣 (ancienne graphie) |
| Exemple d'usage | 乘客は祭文語の夫婦と、名古屋の紡績會社より故鄕に還る工女三人と及び小生とにて、小生は左右に二人前に一人の女工に圍まれ、車の搖動する每に、肱と肱と相觸れ、膝と膝と相撞く其心地は、言ひも知らず不快至極にて候ひき、髮に塗りたる膏のにほひ、扇の送る腋臭のかほり、香圍粉陣の風流韵事は、不敏なる小生いまだ夢にも知らざるところにて候へども、肩を側だて膝を抱いて兀々として窮屈を忍び候小生の顏色、宜しく御推察下されたく候。
遲塚麗水 – 飛驒越日記, p. 277
Les passagers étaient un couple qui avait récité les chants rituels, trois ouvrières rentrant chez elles après une journée de travail dans une filature de Nagoya, et moi. J'étais entourée de deux ouvrières de chaque côté et d'une devant moi. À chaque balancement du wagon, nos coudes se touchaient et nos genoux s'entrechoquaient, une sensation difficile à décrire, mais extrêmement désagréable. L'odeur de la pommade qu'elles portaient aux cheveux, le parfum de leurs aisselles porté par les éventails, les effluves de parfum et de poudre de riz qui nous enveloppaient… Autant de choses que moi, blanc bec, je ne connaissais pas encore. Vous pouvez imaginer mon expression, recroquevillé sur moi-même, les genoux serrés contre ma poitrine, devant endurer cet inconfort. Chizuka Reisui – Hidaetsu Nikki, p. 277
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| Commentaire | Au Japon, la poudre que l'on applique sur le visage (et qui n'est pas réservée aux femmes), est appelée 白粉 (littéralement "le blanc"), c'est-à-dire "poudre blanche". La technique a été importée de Chine durant le 7ème siècle sous le nom 鉛白 (はらや ou はふに), et un inventaire de l'an 692 rapporte déjà une production locale japonaise.
Sous Edo, cette poudre était fabriquée à partir d'amidon en poudre, de coquillages concassés, d'argile blanche ou de céruse, et non pas de riz contrairement à son nom occidental (et contrairement aux âneries que l'on trouve parfois sur Internet, où des personnes fort peu renseignées vous diront que l'oshiroi est également utilisé en cuisine). L'option la plus populaire demeurait la céruse, dont on disait qu'elle s'étalait de manière bien uniforme sur la peau. Toutefois, la céruse est à base de plomb, et le plomb étant un métal toxique, son application sur la peau peut causer des intoxications sévères voire mortelles. En 1923, le médecin 平井 毓太郎 démontre que la céruse provoque des méningites chez les nouveaux-nés si la mère s'est poudrée le visage pendant la grossesse. Finalement, en 1934, l'usage de la céruse comme maquillage est interdit. Aujourd'hui, l'oshiroi est à base d'oxyde de titane ou de zinc. |