権貴栄達
| Lecture japonaise | けんき えいだつ/たつ |
| Rōmaji | Kenki Eidatsu (Eitatsu) |
| Sens | Obtenir du pouvoir, prospérer et parvenir à un rang social élevé. La formule peut également désigner la condition de ceux qui jouissent déjà d’une telle puissance.
Elle associe 権貴, le pouvoir et la haute dignité, à 栄達, une carrière couronnée d’honneurs. La seconde partie se lit aussi 栄達. |
| Variante(s) | 權貴榮達 Kenki Eidatsu |
| Source | L’expression est attestée dans la prose japonaise de l’ère Meiji. Le témoignage exact le plus ancien identifié ici est tiré d’une lettre satirique insérée dans le neuvième chapitre du roman de Natsume Sōseki, publié en 1905–1906.
夏目漱石『吾輩は猫である』第九(1905–1906年) (Natsume Sōseki, Je suis un chat, chapitre IX, 1905–1906) 権貴栄達の士は人を人と思わざるに於て得たるが如し。 Les hommes qui parviennent au pouvoir et aux honneurs semblent réussir précisément parce qu’ils ne traitent pas autrui comme leur semblable. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 4 – Marginal |
| Exemple d’usage | 革命は不平家の所為にあらず。権貴栄達の士が好んで産する所なり。
夏目漱石『吾輩は猫である』第九、1905–1906年
La révolution n’est pas l’œuvre des mécontents. Ce sont les hommes parvenus au pouvoir et aux honneurs qui la provoquent volontiers. Natsume Sōseki, Je suis un chat, chapitre IX, 1905–1906 |
| Commentaire | À partir de 1884, la noblesse japonaise moderne, ou 華族, fut organisée en cinq degrés : duc, marquis, comte, vicomte et baron. La loi créant ces titres préparait notamment la constitution de la Chambre des pairs. Les princes et ducs y obtenaient un siège de droit, alors que les membres des trois rangs inférieurs choisissaient leurs représentants par un vote au sein de leur catégorie. Cette architecture associait prestige héréditaire, hiérarchie sociale et participation aux institutions politiques, dans un Japon qui se dotait d’un système parlementaire. |
| Locutions apparentées | 白日昇天 Hakujitsu Shōten
立身出世 Risshin Shusse 立身栄達 Risshin Eidatsu |