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関雎麟趾

Lecture japonaise かんしょ りんし
Rōmaji Kansho Rinshi
Sens Influence morale d’un souverain et de sa maison exemplaires, qui assure l’harmonie de la famille princière puis la paix du royaume.

Littéralement, la locution réunit les titres de deux poèmes du Classique des vers : « Guanju » et « Linzhi ». Leur rapprochement résume l’idéal d’une vertu domestique qui rayonne jusqu’à l’ensemble du pays.

Variante(s) 關雎麟趾かんしょりんし kansho rinshi

Graphie traditionnelle employant kan à la place de kan. C’est la forme du passage-source chinois reproduit ci-dessous.

Source La locution associe 「關雎」 (Guanju), premier poème de 『詩経』「周南」 (Classique des vers, « Odes du Sud de Zhou »), à 「麟之趾」 (Linzhi), qui clôt la même section.

1) 『毛詩序』 (Préfaces aux Odes de Mao) rassemble exactement les quatre caractères dans son interprétation politique de ces poèmes :

然則關雎麟趾之化、王者之風、故繫之周公。

Ainsi, l’influence civilisatrice de « Guanju » et de « Linzhi » est le fait des régents ; c’est pourquoi ces poèmes sont rattachés au duc de Zhou.

『毛詩序』「周南・關雎序」
Préfaces aux Odes de Mao, « Préface à “Guanju”, Odes du Sud de Zhou »

2) La préface à 「麟之趾」 (Linzhi) explicite le lien entre la vertu conjugale célébrée par 「關雎」 (Guanju) et ses effets sur la descendance princière puis sur le royaume :

麟之趾、關雎之應也。關雎之化行、則天下無犯非禮、雖衰世之公子、皆信厚如麟趾之時也。

« Linzhi » répond à « Guanju ». Lorsque l’influence de « Guanju » se répand, nul sous le Ciel ne transgresse les rites ; même les fils des princes d’une époque déclinante deviennent tous sincères et généreux comme au temps de « Linzhi ».

『毛詩序』「周南・麟之趾序」
Préfaces aux Odes de Mao, « Préface à “Linzhi”, Odes du Sud de Zhou »
Niveau Kanken Absent
Rareté 4 – Marginal
Exemple d’usage 猶御身づからつとめ行はせ給はんは、正始の道もいよいよあらはれ、衆人帯をゆるくして、関雎麟趾の化をうたひ、理世太平の声、隆周の昔のごとくならむと侍る事。
内裏歌合 – 「文亀三年三十六番歌合」, 1503

Si Votre Majesté continue encore à s’y appliquer, la voie vers un Siècle de justice se dessinera peu à peu ; le peuple ne sera plus accablé et célébrera l’influence civilisatrice de «Guanju» et de «Linzhi»; l'écho de ce gouvernement ordonné et de la paix universelle fera revivre l’antique splendeur des Zhou.

Concours de poésie du palais impérial – « Concours en trente-six manches de la troisième année Bunki », 1503
Commentaire La formation fonctionne comme une métonymie par les deux extrémités du du Classique des vers (le plus ancien recueil de poèmes chinois) : 「關雎」 (Guanju) ouvre les « Odes du Sud de Zhou », tandis que 「麟之趾」 (Linzhi) les clôt. Les citer ensemble revient donc à condenser tout l’arc moral de cette section, de l’harmonie du couple souverain à la vertu de ses descendants et à l’ordre du royaume.
Locutions apparentées 関関雎鳩かんかんしょきゅう kankan shokyū

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