関雎之化
| Lecture japonaise | かんしょ の か |
| Rōmaji | Kansho no Ka |
| Sens |
Influence bienfaisante d'une vertu conjugale exemplaire, grâce à laquelle l'harmonie se répand dans les familles et, par extension, dans la société.
関雎 désigne le premier poème du 『詩経』 ; 化 est ici l'action civilisatrice ou transformatrice exercée par la vertu. |
| Variante(s) |
1) 關雎之化 kansho no ka
Graphie traditionnelle avec 關 pour 関. 2) 関雎の化 kansho no ka |
| Source |
La forme exacte est attestée dans la préface traditionnelle de 「兔罝」 (« Le filet à lapins »), dans le 『詩經』 (Classique des vers) :
《兔罝》,后妃之化也。關雎之化行,則莫不好德,賢人眾多也。 « Le filet à lapins » célèbre l'influence de la consort. Lorsque l'influence morale de « Guanju » se répand, nul ne reste insensible à la vertu et les hommes de valeur deviennent nombreux. |
| Niveau Kanken | 1 |
| Rareté | 5 – Chinois classique |
| Exemple d’usage |
1) 關雎之化。在葛覃卷耳。勤儉之風。宜自此起基。
佐藤一斎 – 『言志晩録』第140条, 嘉永3年 [1850]
L’influence de l’harmonie conjugale exemplaire célébrée dans du « Guanju » se manifeste dans « Getan » et « Juan'er ». L'esprit de diligence et d'économie doit prendre là son fondement. Satō Issai – Genshi Banroku, § 140, 1850
2) 『兔罝』は、后妃の化なり。關雎の化行はるれば、則ち德を好まざる莫し。賢人眾多なり。 種村和史 – 「作者の意圖から國史と孔子の解説へ : 嚴粲詩經解釋における小序尊重の意義」, 2013
« Le filet à lapins » relève de l'influence de la consort. Lorsque l’influence de l’harmonie conjugale exemplaire célébrée dans du « Guanju » se répand, nul ne manque d'aimer la vertu et les hommes de valeur sont nombreux. Kazufumi Tanemura – De l'intention de l'auteur aux explications des historiographes et de Confucius : la place du Petit Préambule chez Yan Can, 2013
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| Commentaire |
関雎 est le nom japonais de 「關雎」 (« Guanju »), le poème qui ouvre le 『詩經』 (Classique des vers). Le texte poétique s'ouvre sur des oiseaux au bord du fleuve, puis se tourne vers une jeune femme accomplie recherchée comme la compagne idéale d'un gentilhomme ; les dernières strophes imaginent cette union accompagnée par les cithares, les cloches et les tambours. Le poème lui-même ne nomme ni le roi Wen ni sa consort.
C'est la tradition dite 『毛詩』 (« recension de Mao ») qui a donné à cette scène sa portée conjugale, morale et politique. Elle lit les oiseaux comme l'image d'un couple fortement uni tout en respectant la distinction entre les sexes, fait de la jeune femme le modèle de la vertu de la consort, puis relie l'ordre entre époux à l'ordre de la famille, de la cour et du royaume. Parce que 「關雎」 ouvre le canon et a été lu pendant des siècles à travers cette interprétation, son titre a fini par devenir à lui seul un emblème de l'union conjugale harmonieuse et de son influence civilisatrice. |
| Locutions apparentées |
鳳凰于飛 hōō uhi
鴛鴦之偶 en'ō no gū 連理之枝 renri no eda 鴛鴦交頸 en'ō kōkei 琴瑟之和 kinshitsu no wa 比翼双飛 hiyoku sōhi 関関雎鳩 kankan shokyū 鴛鴦之契 en'ō no chigiri 琴瑟相和 kinshitsu sōwa 琴瑟調和 kinshitsu chōwa 比翼連理 hiyoku renri |