Yoji – Tous les 四字熟語 traduits (ou presque)

一薫一蕕

Lecture japonaise いっくん いちゆう
Rōmaji Ikkun Ichiyū
Sens Le mal est difficile à éliminer et tend à étouffer le bien.

Littéralement : « une herbe parfumée et une herbe malodorante ».

L'image repose sur l'idée qu'une mauvaise odeur suffit à dominer et faire disparaître le parfum agréable auquel elle est mêlée.

Variante(s) 一薰一蕕いっくんいちゆう ikkun ichiyū

Graphie ancienne employant 薰, forme traditionnelle de 薫 et caractère du texte chinois.

Source 『春秋左氏伝』僖公四年 (Le « Commentaire de Zuo aux Annales des Printemps et Automnes », quatrième année du duc Xi) :

且其繇曰:「……一薰一蕕、十年尚猶有臭。」必不可。弗聽、立之。

De plus, l'oracle disait : « Une herbe parfumée et une herbe fétide : dix ans plus tard, la mauvaise odeur demeure encore. » Il ne faut absolument pas faire cela. Le duc ne l'écouta pas et l'établit néanmoins dans sa position.

Niveau Kanken 1
Rareté 5 – Chinois classique
Exemple d'usage 別のお題に「一竜一猪」や「一薫一蕕」がありましたが、これは落款の位置を左ではなく2行目の下に持ってくることにより、一の上下の白の割合を減らしました。
河田晃碩 – 「画数が少ない字って難しい!」, 2023

Parmi les autres sujets proposés figuraient « 一竜一猪 » et « une herbe parfumée et une herbe fétide ». Pour ce dernier, j'ai placé la signature non pas à gauche mais sous la deuxième ligne, afin de réduire la proportion d'espace blanc au-dessus et au-dessous des caractères 一.

Kawata Kōseki – « Pourquoi les caractères comportant peu de traits sont-ils si difficiles ? », 2023
Commentaire L'expression apparaît dans le récit des troubles provoqués par 驪姫Riki dans l'État de Jin.

Le duc Xian souhaite faire de Riki son épouse principale. Une divination par carapace de tortue donne un résultat défavorable, tandis qu'une divination par tiges d'achillée donne un résultat favorable. Le duc choisit naturellement le second présage.

Le devin le met alors en garde. kun est une herbe au parfum agréable ; , une plante à l'odeur désagréable. Lorsqu'elles sont réunies, dit l'oracle, ce n'est pas le bon parfum qui triomphe : même dix ans plus tard, la mauvaise odeur demeure.

Le duc ignore l'avertissement. Riki intrigue ensuite afin d'assurer la succession à son propre fils, provoquant une grave crise dynastique dans l'État de Jin.

L'opposition entre kun et possède une histoire ancienne au Japon indépendamment de la seule formule de quatre caractères. 『本朝文粋』 conserve ainsi le 「弁薫蕕論」 de 都良香, consacré à l'opposition symbolique entre les plantes odorantes et fétides, les sages et les sots.

Au XIIIe siècle, 『十訓抄』 emploie encore la maxime 薫蕕器を異にすべしkun'yū utsuwa o koto ni subeshi : « il convient de placer l'herbe parfumée et l'herbe fétide dans des récipients différents », autrement dit de ne pas mêler les bonnes et les mauvaises fréquentations.

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