合歓綢繆
| Lecture japonaise | ごうかん ちゅうびゅう |
| Rōmaji | Gōkan Chūbyū |
| Sens | Amour charnel et affectif très étroit entre un homme et une femme ; union où les deux partenaires sont intimement liés.
合歓 évoque le plaisir partagé et l’union des sexes ; 綢繆, le fait de s’enlacer ou de s’attacher étroitement. |
| Source | Aucune source classique n'est donnée.
Cela dit, les deux membres, 合歓 (plaisir charnel) et 綢繆 (entrelacement), ont des vies lexicographiques indépendantes. Leur assemblage semble être une invention japonaise de l'époque Meiji. La plus ancienne trace remonte à 1892, chez Kitamura Tōkoku (voir section "Exemple d'usage". |
| Niveau Kanken | 1 |
| Rareté | 4 – Marginal |
| Exemple d’usage | 合歓綢繆を全うせざるもの詩家の常ながら、特に厭世詩家に多きを見て思ふ所あり。
北村透谷 – 「厭世詩家と女性」, 1892
Même s’il est habituel chez les poètes de ne pas mener jusqu’au bout l’union amoureuse et charnelle, cette tendance s'observe tout particulièrement chez les poètes pessimistes...cela donne à réfléchir ! Kitamura Tōkoku – Les poètes pessimistes et les femmes, 1892 |
| Commentaire | Fait intéressant, les grands dictionnaires se trompent souvent sur la phrase de Kitamura. Par exemple, le 日本国語大辞典 (le plus grand dictionnaire de la langue japonaise) cite à tort 島崎藤村 comme première occurrence de cette locution. Et cette erreur a ensuite été reprise...
À leur décharge, il était facile de se tromper. En effet, Tōson raconte précisément sa découverte de Tōkoku et de cet essai dans son roman autobiographique 『桜の実の熟する時』(Lorsque les fruits du cerisiers mûrissent). Le personnage 青木 (Aoki) représente Tōkoku, tandis que 捨吉 (Sutekichi) représente Tōson lui-même ; le roman reproduit de longs morceaux de 「厭世詩家と女性」(Les poètes pessimistes et les femmes) pour montrer l’impression extraordinaire qu’ils firent sur le jeune Tōson. Les études consacrées à l’œuvre décrivent explicitement ces passages comme des citations des paroles de Tōkoku. |
| Locutions apparentées | 比翼連理 hiyoku renri
偕老同穴 kairō dōketsu 琴瑟調和 kinshitsu chōwa 形影一如 keiei ichinyo |