風樹之悲
| Lecture japonaise | ふうじゅ の かなしみ |
| Rōmaji | Fūju no Kanashimi |
| Sens |
Douleur éprouvée après la mort de ses parents, lorsque l’on ne peut plus leur rendre les soins et la piété filiale que l’on aurait voulu leur consacrer.
La locution appartient au même réseau métaphorique que 風樹之歎. |
| Variante(s) | 風樹の悲 fūju no kanashimi |
| Source |
Le passage-source est le même épisode de 皋魚 (Gao Yu) dans 『韓詩外傳』卷九 (Traditions extérieures du Livre des Odes selon l’école de Han, vol. 9), où l’arbre voudrait demeurer immobile alors que le vent ne cesse de souffler, comme l’enfant voudrait prendre soin de ses parents alors qu’ils ne l’attendent plus.
La plus ancienne attestation exacte que j’ai pu vérifier à ce stade figure dans 『續高僧傳』卷一「譯經二・釋寶唱」 (Suite des biographies des moines éminents, vol. 1, « Traducteurs de sutras II — Shi Baochang »), compilé par 道宣 (Daoxuan) : 臨朝端默,過隙之思彌軫;垂拱巖廊,風樹之悲逾切。 À l’audience, il reste silencieux et recueilli ; plus le temps passe, plus son souvenir s’alourdit ; gouvernant depuis les hautes galeries, la douleur du deuil filial n’en devient que plus vive. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 4 – Marginal |
| Exemple d’usage |
水菽之孝未勤身、風樹之悲常動情。
『言泉集』「亡父帖」
Je n’ai pas encore déployé tout mon zèle dans la piété filiale des mets simples ; la douleur de la perte de mon père chamboule constamment mes sentiments. Gonsenshū, « Section sur le père défunt »
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| Commentaire | Les deux formes 風樹之悲 et 風樹之歎 sont presque parallèles à l’écrit, mais leurs lectures japonaises diffèrent nettement. Dans la première, 悲 est lu comme le nom japonais « tristesse » ; dans la seconde, la finale est lue tan selon la lecture sino-japonaise. Même si 歎 désigne un sentiment plus extrême que 悲, les deux locutions semblent avoir été interchangeables. |
| Locutions apparentées |
風樹之嘆 fūju no tan
風木含悲 fūboku ganpi 風木之歎 fūboku no tan |