風木之歎
| Lecture japonaise | ふうぼく の たん |
| Rōmaji | Fūboku no Tan |
| Sens |
Regret de ne plus pouvoir prendre soin de ses parents après leur mort.
La locution appartient à la même famille que 風樹之歎 : 風木, littéralement « arbre au vent », reprend l’image classique de ce qui ne peut demeurer immobile malgré sa volonté. |
| Variante(s) |
風木の嘆 fūboku no tan
Forme japonisée enregistrée dans la lexicographie japonaise comme synonyme de 風樹の嘆. |
| Source |
Le passage-source est l’épisode de 皋魚 (Gao Yu) dans 『韓詩外傳』卷九 (Traditions extérieures du Livre des Odes selon l’école de Han, vol. 9). La forme exacte 風木之歎 n’y figure pas : elle dérive de l’image de l’arbre agité par le vent et du regret filial formulé dans le passage.
En japonais, la lexicographie reconnaît 風木の嘆 comme synonyme de 風樹の嘆. Cette forme japonisée atteste la réception de l’expression, sans constituer à elle seule un emploi autonome vérifié de la vedette quadrisyllabique. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 5 – Chinois classique |
| Exemple d’usage | La locution a survécu au Japon dans les écrits d'intellectuels en *kanbun* (texte japonais écrit dans le style du chinois classique).
先考既作此序、未及浄書而易簀矣。玄斐因請余代書。援筆、不堪風木之歎也。 丹波頼徳『康治本傷寒論』 1857
Mon défunt père avait déjà composé cette préface, mais il mourut avant d’avoir pu en établir une copie définitive. Genpi me demanda donc de la transcrire à sa place. Lorsque je pris le pinceau, je ne pus contenir la douleur de l’enfant qui ne peut plus servir son père disparu. Tanba Yorinori, « Recension faite à l'ère Kōji du Shanghan lun», 1857
丹波頼徳 a écrit cette phrase dans l’édition japonaise du 『康治本傷寒論』, célèbre traité médical chinois, publiée à Kyoto en 1857. C'est son père, 丹波頼易, qui avait commencé une préface, mais est décédé avant de pouvoir la terminer. Son fils a alors terminé la préface et l'introduit par la phrase ci-dessus. |
| Commentaire | Le binôme 風木 a eu une vie japonaise propre: il est attesté au XVIIIe siècle dans une formule exprimant la douleur de la perte d’un parent. Le mot condense donc le sens entier de la locution en 4 caractères et s'est avéré être plus populaire que sa version développée. |
| Locutions apparentées |
風樹之嘆 fūju no tan
風樹之悲 fūju no kanashimi 風木含悲 fūboku ganpi |