風木含悲
| Lecture japonaise | ふうぼく がんぴ |
| Rōmaji | Fūboku Ganpi |
| Sens |
Douleur causée par la mort de ses parents, lorsque l’on ne peut plus accomplir envers eux la piété filiale.
風木 reprend l’image de l’arbre soumis au vent ; 含悲 signifie littéralement « porter en soi la tristesse ». |
| Source |
La locution remonte au même passage-source, 『韓詩外傳』卷九 (Traditions extérieures du Livre des Odes selon l’école de Han, vol. 9), et à la plainte de 皋魚 (Gao Yu) sur l’arbre que le vent empêche de rester immobile et sur l’enfant dont les parents meurent avant qu’il puisse les servir.
La forme exacte est attestée sous les Ming chez 汪廷訥 (Wang Tingna), dans 『獅吼記』第二齣 (Le Rugissement du lion, scène 2) : 不幸風木含悲,年來獨與妻房柳氏,諧其伉儷。 Par malheur, j’ai connu la douleur de perdre un parent ; depuis quelques années je vis seul avec mon épouse, dame Liu, dans l’harmonie conjugale. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 5 – Chinois classique |
| Exemple d’usage | La locution a circulé au Japon surtout dans traductions, commentaires et annotations des sources classiques, ainsi que dans les dictionnaires. |
| Commentaire | Dans la famille des locutions qui utilisent l'image de l'arbre balloté par le vent pour signifier la douleur d'un enfant qui ne peut plus accomplir sa piété filiale, 風木含悲 est de loin la moins bien implantée en japonais. Elle apparaît néanmoins dans une poignée de dictionnaires ultra-spécialisés, ce qui indique que la source chinoise dont elle est tirée a été jugée suffisamment connue au Japon pour qu'il soit nécessaire de savoir lire et comprendre 風木含悲. |
| Locutions apparentées |
風樹之嘆 fūju no tan
風樹之悲 fūju no kanashimi 風木之歎 fūboku no tan |