鴛鴦之偶
| Lecture japonaise | えんおう の ぐう |
| Rōmaji | En'ō no Gū |
| Sens |
Un couple aussi uni que deux canards mandarins ; image d’une union conjugale étroite et harmonieuse.
Littéralement: un couple de canards mandarins. |
| Variante(s) | 鴛鴦の偶 en'ō no gū |
| Source | 李白、去婦詞 (Li Bai, ):
常嫌玳瑁孤、獪羨鴛鴦偶。 Je déplore souvent la solitude de la tortue et envie le couple de canards mandarins. |
| Niveau Kanken | Absent |
| Rareté | 5 – Chinois classique |
| Exemple d’usage | La locution semble surtout avoir subsisté au Japon dans la lexicographie des 四字熟語, les répertoires de calligraphie et les ressources d’apprentissage, plutôt que dans l’usage autonome. |
| Commentaire | L’idéal amoureux projeté sur les canards mandarins est ancien et beaucoup plus absolu que leur comportement réel. Les commentaires zoologiques traditionnels allaient jusqu’à affirmer que le mâle et la femelle ne se séparaient jamais et que, si l’un était capturé, l’autre mourait de chagrin. L'éthologie moderne remet tout-à-fait en cause ces observations et ne documentent pas de comportement aussi extrême chez les couples de canards mandarins. C'est donc, comme souvent, une rhétorique des anciens poètes, qui ont érigé un comportement animal somme toute banale et sans signification profonde en image simple et visuelle pour mieux transmettre leurs idées. Il y a fort à parier que ces hommes eux-mêmes ne croyaient pas une seconde que les canards mandarins s'aimaient d'un amour indéfectible ! |
| Locutions apparentées |
鴛鴦交頸 en'ō kōkei
鴛鴦之契 en'ō no chigiri 関関雎鳩 kankan shokyū 関雎之化 kansho no ka 琴瑟相和 kinshitsu sōwa 琴瑟之和 kinshitsu no wa 比翼双飛 hiyoku sōhi 鳳凰于飛 hōō uhi 連理之枝 renri no eda |